Dès le premier jour de ramadan, la circulation à Casablanca, devient tout simplement insupportable. Embouteillages, accidents en chaîne, bruits, pollution, prises de bec,… à partir de 15 h, la ville est en effervescence et ses différentes artères connaissent d'énormes bouchons. Et ce, à cause du mouvement incessant de voitures, de bus, de taxis et d'autres moyens de transport.
Le déplacement du lieu de travail au domicile se transforme pour beaucoup en cauchemar, marqué par de longues attentes et un récital de klaxons insultes et bagarres. La majorité des Casablancais ont la fâcheuse habitude de bafouer les règles élémentaires du code de la route et durant ce mois de ramadan en plein été et en période de vacances, l'état de la circulation devient plus critique.
Les injures et coups de klaxon sans raison deviennent les principaux outils des chauffeurs. Le moindre embouteillage provoque un véritable concert de klaxons et il n'y a pas plus désagréable que de se retrouver au milieu de ce tintamarre à vous percer les tympans. «J'ai du supporter les injures de deux conducteurs de voitures sans aucune raison. Tout le monde veut arriver chez lui en premier et personne ne veut être indulgent », indique Mohamed. Si cet automobiliste casablancais arrive à retenir sa colère, beaucoup d'autres explosent au moindre prétexte.
Au mois de ramadan, les nerfs des conducteurs sont à fleur de peau alors que l'on doit prendre son mal en patience, car les vociférations des uns et des autres ne parviennent jamais à améliorer ou à faire changer les choses.
«En période normale, on circule difficilement dans certains boulevards de la ville. Désormais, il faut souhaiter bon courage à ceux qui sont obligés de prendre le volant un après-midi», ajoute une jeune Casablancais. Au sein de ce chaos, les premiers à être pointés du doigt sont les chauffeurs de grands et petits taxis qui écument les routes de la métropole roulant le plus souvent à grande vitesse.
La plupart des citoyens sont unanimes à dire que les chauffeurs de taxis s'arrêtent n'importe où et n'importe quand pour prendre des passagers provoquant ainsi des embouteillages monstrueux. Mais ils ne sont pas les seuls. Presque tous les conducteurs ont une part de responsabilité. Certains habitants de la métropole parlent aussi de manque de civisme.
«Le respect du code de la route est d'abord une question de mentalité. Les chauffards qui n'ont aucun respect pour le code de la route ni pour les autres conducteurs ou piétons mettent leur insouciance sur le compte du «Tramdine» », indique un vieux Casablancais.
Durant ce mois sacré, on s'aperçoit de plus en plus que les spots de sensibilisation et les nombreuses émissions télévisées n'aboutissent pas à un résultat remarquable.
Les accidents de la circulation de plus en plus meurtriers continuent d'endeuiller des milliers de familles et d'augmenter le nombre d'orphelins qui ont vu leurs proches périr par la faute de chauffards inconscients. A bon entendeur salut !
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