Une cellule de veille pour apporter le soutien nécessaire aux familles et aux proches des victimes a été mise en place ainsi qu'un numéro vert mis à leur disposition par le gouvernement pour recevoir toutes les informations susceptibles de les intéresser. Le roi Mohammed VI a décidé de prendre en charge les frais d'enterrement et de funérailles des victimes, et, il a surtout ordonné l'ouverture d'une enquête judiciaire rapide et transparente sur ce drame.
Attentat terroriste
Evoquant d'abord une origine accidentelle, les autorités ont par la suite, affirmé que les premiers indices recueillis sur les lieux indiquent qu'il s'agit d'un acte criminel. Selon un témoin, l'explosion aurait été causée par un kamikaze qui s'est fait exploser juste après avoir commandé une boisson.Mais selon certains médias, l'auteur de l'attentat aurait déposé une valise dans le café avant de quitter les lieux. Cette dernière version a également été avancée par des autorités locales. A l'heure où nous mettions sous presse, la seule information qui était confirmée, outre le chiffre sur le nombre de morts et de blessés demeurait celle-ci: il s'agissait bel et bien d'un acte terroriste perpétré à l'aide de matières explosives.
Quelques heures après le drame, une importante délégation gouvernementale composée des ministres de l'Intérieur, Taieb Cherqaoui et de la Justice, Mohamed Naciri, s'est rendue sur les lieux du crime. Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Saâd Hassar, le directeur général de la Sûreté nationale, Cherki Draïs et le commandant de la gendarmerie royale, le Général de corps d'armée Hosni Benslimane, ont aussi fait le déplacement.
“Nous condamnons fermement cet acte criminel odieux. En mon nom et au nom de tout le gouvernement, je fais part de mes condoléances aux familles des victimes. Je réitère notre engagement et notre détermination à lutter contre le terrorisme et à y faire face par tous les moyens juridiques dans le cadre de la coopération avec les pays frères et amis”.
Taieb Cherqaoui, lors de la conférence de presse à Marrakech quelques heures après l'attentat
Pourquoi maintenant ?
A environ deux semaines de la commémoration des attentats meurtriers du 16 mai 2003 à Casablanca qui avait fait 45 morts, cet attentat plonge à nouveau notre pays dans la consternation. La question légitime que tout le monde semble se poser: pourquoi maintenant alors que le Maroc s'est engagé depuis peu, dans un processus de réformes inédites ? Et que contrairement à nos voisins, la Tunisie ou l'Egypte, les manifestations de protestation menées par les jeunes du Mouvement du “20 février” se sont jusque là déroulées sans heurts à quelques exceptions près?D'aucuns évoquent déjà la piste d'extrémistes islamistes, mais là encore, on se demande pour quels motifs sachant qu'il y a quelques jours à peine, le roi avait gracié 190 détenus politiques dont plusieurs membres de cellules salafistes. Pour l'heure, de nombreuses questions restent en suspens, mais les investigations menées dans le cadre de l'enquête diligentée par les autorités compétentes, ne devraient pas tarder à apporter les premiers éléments de réponse.
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