| Lundi 8 août, un camion citerne et une voiture sont entrés en collision sur l'autoroute de Casablanca près d'Aïn Chock. «C'est un vrai choc de voir un accident pareil. Certains conducteurs roulent très vite sur l'autoroute et ne laissent pas assez d'espace entre eux et les autres véhicules. C'est pour cela que ce camion a heurté la voiture en face. Le choc était tellement fort que cette dernière a fait plusieurs tonneaux avant de se retrouver sur l'autre bout de l'autoroute. D'autres véhicules ont également été complètement déformés», affirme un témoin oculaire. «Cet accident a engendré plusieurs dégâts, d'autant que la voie rapide est toujours bondée en ce mois de Ramadan, surtout à quelques heures de la rupture du jeune», ajoute un autre témoin. En effet, la circulation durant le Ramadan devient infernale, chaotique… et surtout hystérique. Embouteillages, accidents en chaîne, bruits, pollution, prises de bec : à partir de 15 heures, la circulation dans la ville semble perdre son sens logique habituel et les différentes artères connaissent d'énormes bouchons. Et ce à cause du mouvement incessant de voitures, de bus, de taxis et d'autres moyens de transport. «En cette période de l'année, le code de la route est souvent bafoué. Les accidents de circulation se multiplient et certains Casablancais font preuve d'un grand manque de civisme», déplore un homme sexagénaire. Durant ce mois sacré, on s'aperçoit de plus en plus que les spots de sensibilisation et les éternelles émissions télévisées n'aboutissent à aucun résultat. Preuve en est les accidents mortels qui se succèdent à un rythme effréné et se multiplient davantage durant le mois du Ramadan. Rouler plus vite pour arriver à temps est la devise de tous les conducteurs en ce mois béni, d'autant plus que tous les employés des administrations ou des entreprises privées sortent à la même heure. «Durant ce mois sacré, on s'aperçoit de plus en plus que les spots de sensibilisation et les éternelles émissions télévisées n'aboutissent à aucun résultat», indique un conducteur casablancais. Afin d'évaluer l'impact des capsules TV et radio relatives à la vulgarisation des dispositions du code de la route, le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) a publié une synthèse réalisée au mois de novembre 2010. Selon ladite étude, ce taux d'impact est inversement proportionnel à la taille de la ville : «plus la ville est petite, plus le taux d'impact est important». Ainsi, on passe de 32,9% à Casablanca à 37,8% à Agadir, à 39,6% à Tiflet pour atteindre 45,5% à Aïn Taoujdate. Cette structure s'inverse quand on passe à la radio. Il ressort en effet de l'étude que les habitudes d'écoute et les impacts sont proportionnels à la taille de la ville. Ainsi, on passe d'un taux de près de 15% à Ain Taoujdate à plus de 36% à Casablanca. «Globalement, 92,6% et 30,3% des personnes interviewées impactées ont respectivement vu ou écouté les capsules sur le code de la route. Ces taux élevés d'exposition s'expliquent par la programmation des capsules sur plusieurs chaînes de télévision et de radio à la fois. De ce fait, les capsules ont été suffisamment exposées aux téléspectateurs», indique la synthèse. Et de préciser que la réussite du plan de communication sur le code de la route est rassurante, mais qu'elle doit inciter en même temps le CNPAC à redoubler d'efforts pour contrer les biais sociaux qui réduisent l'impact des actions de communication. En ce qui concerne le code de la route, le CNPAC doit tenir compte des résultats de cette étude pour faire comprendre et expliquer aux usagers, toutes catégories confondues, les dispositions les concernant. Par ailleurs, l'étude insiste sur la nécessité de réaliser des émissions diversifiées sur le code de la route (capsules, reportages, émissions concours, etc.) pour répondre de manière précise à des besoins spécifiques de certaines catégories d'usagers de la route. Les accidents de circulation en chiffresMalgré l'adoption du nouveau code de la route, censé réprimer les chauffards, les routes du Maroc enregistrent chaque jour plusieurs morts et blessés dans les accidents de circulation. À titre d'exemple, le mois de juin 2011 a enregistré 5.934 accidents. Ce chiffre représente une hausse de 3,13% par rapport à la même période de l'année dernière.Toujours en juin 2011, 320 personnes ont été tuées dans des accidents de la circulation, alors que 1.010 autres ont été grièvement blessées et 7.589 ont souffert de blessures légères. Ces chiffres sont en augmentation permanente, notamment par rapport à la même période de l'année dernière. | |
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