Euro-2012 Les Bleus doivent gagner

Le verdict va enfin tomber pour les nouveaux Bleus et leur sélectionneur Laurent Blanc, dont le travail de reconstruction sera validé ou non durant ces quatre jours fatidiques. Mais comme depuis le début de cette campagne, la marge de manœuvre reste des plus étroites et l'équipe de France aborde sans réelles certitudes les deux rendez-vous cruciaux de sa nouvelle existence.

Avec une petite longueur d'avance sur leur dauphin bosnien, les Bleus ne peuvent pas se permettre de gaspiller des points en route et l'idéal serait de terminer cette phase qualificative par deux succès pour éviter d'en passer par des barrages toujours aléatoires. L'ensemble du football français retient donc son souffle avant deux rencontres couperets censées tirer un trait sur le fiasco de Knysna et ses suites fâcheuses. Dans le cas contraire, la FFF et sa nouvelle direction devront faire face à une nouvelle crise de grande ampleur et Blanc devrait déjà rendre des comptes. Avec deux derniers matches à disputer devant leur public, les Tricolores restent maîtres de leur destin mais leurs derniers résultats en dents de scie dans ces éliminatoires (2 nul, 1 victoire) ont ravivé de mauvais souvenirs. Plane ainsi au-dessus de la tête des Bleus le spectre de l'automne 1993 et les deux défaites au Parc des Princes contre Israël (3-2) et la Bulgarie (2-1) qui avaient réduit à néant les chances françaises de participer au Mondial-94 alors que la bande menée par Papin et Cantona n'avait plus qu'un point à récolter.

Ravalement
Les blessures en pagaille survenues au plus mauvais moment dans des secteurs clés ont encore un peu plus attisé les craintes. La semaine a en effet débuté avec les forfaits de Karim Benzema et de Franck Ribéry, privant le front offensif de ses deux meilleurs atouts. A quoi se sont ajoutés l'indisponibilité de Kevin Gameiro (contre l'Albanie), les pépins d'Eric Abidal et la fracture du péroné de Bacary Sagna. Une attaque à rebâtir et une nouvelle charnière à aligner : Blanc se serait bien passé d'un tel ravalement loin d'être de façade.
Même si l'Albanie, avant-dernière de la poule D, battue par le Luxembourg (2-1) et déjà éliminée, ne devrait pas constituer un obstacle insurmontable, les renforts bleus vont devoir gérer une pression à laquelle ils ne sont pas habitués. Là réside le principal danger. En défense, Younes Kaboul formera une paire inédite dans l'axe avec Adil Rami.

Les pieds du joueur de Tottenham (4 sélections), très fébrile à Tirana le 2 septembre pour son premier match de compétition en bleu, ne devront pas trembler. Mais la principale nouveauté devrait résider en attaque, Blanc comptant ressusciter un 4-4-2 avec le duo Rémy-Gomis en pointe.
«Il n y a pas de raison de changer de système. Au plus haut niveau, le 4-4-2 n'existe plus», avait pourtant expliqué lundi le sélectionneur. Les blessures de ses cadres l'ont manifestement fait changer d'avis. Avec Loïc Rémy, partie prenante de l'aventure depuis le début et ce match amical perdu en août 2010 en Norvège (2-1), et Bafétimi Gomis, relancé sur la scène internationale après deux ans d'absence, Blanc peut miser sur deux joueurs en pleine forme. Reste à trouver la bonne animation. Ce sera la mission principale de Samir Nasri (à droite) et de Florent Malouda (à gauche), deux joueurs qui feraient bien de profiter de la venue des modestes Albanais pour se faire pardonner après des prestations indignes de leur rang en bleu.

M'Vila soutient A. Diarra

Très critiqué depuis le début de la saison, le milieu défensif de l'Olympique de Marseille Alou Diarra (30 ans, 9 matchs en L1 cette saison) a trouvé un allié de taille en la personne de Yann M'Vila (21 ans, 9 matchs en L1 cette saison). Le Rennais ne comprend pas vraiment les critiques qui s'abattent sur l'Olympien. «Les gens sont super durs avec Alou. Quand je joue avec lui, je peux aider mes attaquants sans crainte, car il bloquera la maison dans mon dos. C'est un grand capitaine, la personne que j'apprécie le plus chez les Bleus. Il me conseille tout le temps», a déclaré le natif d'Amiens dans les colonnes du quotidien Le Parisien.
  

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